En octobre, l’Agence internationale de l’énergie a émis une brève poussée d’optimisme en suggérant que les émissions mondiales de carbone provenant des combustibles fossiles pourraient déjà avoir atteint un sommet.
Les espoirs du climat attendent ce tournant avec impatience depuis des années. Mais un pic n’est pas seulement le début d’un déclin, il marque également le point le plus élevé jamais atteint, et, ce qui n’est pas exactement une coïncidence, les plus grandes sociétés pétrolières et gazières du monde sont aujourd’hui presque en train d’imprimer du cash. En 2022, l’industrie pétrolière et gazière mondiale a gagné près de 4 000 milliards de dollars, selon Fatih Birol de l’AIE, soit deux à trois fois plus de bénéfices que les années précédentes. Ces revenus feraient de l’industrie, s’i...
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